On a fait le tour dis moi?
L'amour combien de fois?
On a fait le début, le refrain.
C'était sans but, sans fin.
On a fait le tour de nos raisons, en visitant nos émotions.
On a fait le tour de quoi ?
On a fait le tour déjà ?
Ça tourne toujours en rond les histoires à la con ?
Ou y a t'il un moyen de contourner les jours abîmés ?
Tu crois qu'on a fait le tour de nos chagrins déshabillés ?
De nos envies un peu mortes et tellement vivaces quand on se les mettaient au bout de la langue.
Alors tu as fait le tour?
De nos bras défaits,
De nos ébats parfaits,
De nos états damnés,
Et nos de défauts rêvés...
T'as fait le tour des jours saignants et des nuits pansements ?
Tu fais quoi toi pour panser le manque.
Tu étanches, tu colmates, ou tu fais semblant mieux que tout le monde?
Tu fous des rires sur tes larmes et tu te colles des espoirs sur les joues.
Tu crois qu'on a fait le tour,
De nos des amours, de nos ratés merveilleux, de nos rendez vous manqués de nos envies de se détester?
Tu crois qu'on a fermé la porte, qui n'avait jamais été ouverte?
Tu crois qu'on peut pisser sur les nuits, et faire croire à la pluie?
Tu te nourris de souvenirs, de fausses idées qui ne veulent même plus rien dire.
Tu crois qu'on a fait le tour de nos erreurs, et nos douleurs ?
Qu'on peut enfin les enterrer et foutre nos larmes comme engrais ?
Pour que repoussent nos faims, nos rien, nos liens...
Tu te sens fébrile, moi fragile.
Je suis sublime en effet indésirables.
Je plante mes souvenirs pour qu'ils repoussent.
Je me dis que d'un malentendu, je peux cueillir l'inattendu.
T'es mélancolique quand tu fais semblant de te retrouver au milieu de nous, et faire comme si c'était rien.
Tu as fait le tour de mes salutations sans prétention,
De mes textes sans fin ?
Tu lis mes au-revoir au goût de bonjour, et mes adieux qui puent l'éternité ?
Alors c'est ça?
Juste ça ?
Tout est si beau dans mes mots, et pas si joli sur le papier glacé de nos photos jaunies, usées, froissées par le temps qui s'est fixé sur nos rides profondes.
Le temps est venu de couper mes champs d'hier, de planter mes sentences.
De battre mes montagnes, en fonte de larmes absolues.
De glacer mon sourire sur un moment, de boire mes larmes pour m'y guérir.
J'ai fait le tour, de notre histoire d'amour.
La mesure sans détour d'un chemin qui mène à tout, sauf à toi.
Mais comme le petit Poucet, j'ai parsemé ton destin, d'odeurs qui se fixent sur les pensées, de souvenirs exagérés, de fleurs qui piquent, et de caresses qui sert le coeur, comme un cadeau en forme d'étau.